Après Santiago du Chili, ma première grande capitale,
où je suis arrivé après 3 mois de voyage
et être remonté toute la Patagonie chilienne et argentine,
première grande étape de mon périple à vélo à travers le continent sud-américain,
je me trouve maintenant dans le nord de l'Argentine et salue de tout coeur...

 

 
...Géraldine, mes parents, ma famille, et tous mes amis de par le monde!
 
 
 

 
Et voilà déjà où j'en suis:
 
 

 
 
Mon journal de route
 
Ushuaia - Vendredi 20 novembre 2024: bien atteri à Ushuaia, à l'extrémité de la Terre de Feu argentine, après le vol de Genève par Madrid, São Paolo et Buenos Aires.
Et mon voyage débute décidément sous une bonne étoile, puisque celle-ci a réussi à faire arriver mon vélo ici par le même vol, si bien que je peux aussitôt procéder à son montage à l'aéroport!
Et, comme souvent, le hasard de la vie fait bien les choses, puisque je retrouve ici un bout de Suisse, avec le grand-p�re neuchâtelois d'une amie d'étude, qui m'accueille ici à Ushuaia avec sa fanille.
 

 
  Puerto Williams - Et me trouvant à Ushuaia, "la ville la plus sud du monde", en Argentine donc, autant profiter de l'opportunité qui s'est présentée de faire un saut à Puerto Williams, "le village le plus sud du monde", situé lui de l'autre côté du Canal Beagle, sur l'île de Navarino, au Chili.
Pour cela je me suis embarqué sur le voilier français Basic Instinct pour une navigation de quelque 4 heures et là-bas j'ai eu la chance d'être accueilli et de pouvoir loger sur un autre voilier, amarré au mythique cargo-ponton et club nautique Micalvi pour découvrir ce charmant village perdu au bout du continent.

 
Retour à Ushuaia et grand départ pour Tolhuin - Revenu de Puerto Williams à Ushuaia, j'ai pris congé de mes amies Graciela, Aymará et Frida (la petite chienne) avant d'enfourcher ma bicyclette pour comencer définitivement mon grand voyage vers le nord: un grand moment chargé aussi d'émotion, bien sûr, en quittant les premiers amis que je me suis fait sur ce continent.
Premier jour assez éprouvant où j'ai poussé le vélo pendant presque 5 heures sur un magnifique chemin au bord du Canal Beagle: juste ce qu'il fallait pour bien me mettre dans le bain dès le début! Le soir suivant j'ai dormi en bas du col Garibaldi dans un hôtel abandonné, où j'ai rencontré d'autres voyageurs. Puis je suis arrivé à Tolhuin, où je me suis préparé pour la route jusqu'à Porvenir, pour rejoindre Punta Artenas de l'autre côté du Détroit de Magellan, à nouveau au Chili.
 

 
  Tolhuin - Porvenir: de retour au Chili - J'ai eu énormement de chance avec le vent, vu que jusqu'au Passo Bellavista il avait une tendance plutôt sud, sud-ouest, et donc j'en ai profit� en faisant des longues journées. J'ai eu la chance de passer une nuit chez Yoni un paysan à 100 km de Tolhuin qui m'a gentiment accueilli quand il m'a vu arriver: je n'ai rien eu besoin de demander, il s'est proposé tout seul :-) Ensuite je suis resté une nuit au Passo Bellavista avec les gendarmes Argentins qui m'ont fait une pizza. La suite de la route fut magnifique malgré le vent de face et j'ai passé les deux nuits suivantes dans des refuges au bord de la route. Ces refuges sont là parce que le vent est assez fort, mais surtout constant au bord du Détroit de Magellan.

 
Traversée jusqu'à Punta Arenas - J'ai ensuite pris le ferry pour Punta Arenas. Sur celui-ci j'ai rencontré Phillipe, un Valaisan de 51 ans qui commençait lui aussi un périple à vélo jusqu'à Santiago. Il m'a invité à dormir dans l'appartement qu'il avait loué. Impossible pour moi de refuser. J'ai quand même eu besoin de prendre un peu de temps pour moi, donc j'ai fait un petit séjour en camping pour faire un peu ma lessive et recharger un peu les batteries avant de repartir pour El Calafate, à nouveau en Argentine, et ensuite Puerto Montt, au Chili.  

 
  De Puerto Natales à Torres Del Paine - C'est en partant de Punta Arenas que j'ai vraiment expérimenté le vent patagonien. J'ai eu besoin de deux jours pour parcourir les quelque 200 km qui séparent Punta Arenas de Puerto Natales. Et je ne le savais pas encore, mais ce n'était rien par rapport à ce qui m'attendait. J'ai d'ailleurs eu un des spots de camping les plus incroyables grâce aux conseils de Bart (rencontré à Punta Arenas) au bord du Lago Blanco. A Puerto Natales j'ai retrouvé deux Italiens (Chris et Elisa) que j'avais rencontrés sur le ferry pour Punta Arenas. Et on a pédalé ensemble pendant quelques jours afin de visiter les Torres del Paine. .

 
De Torres del Paine à El Chalten - Peu après les Torres, juste après avoir passé la frontière pour revenir en Argentine, mon chemin s'est séparé de celui de Chris et Elisa. De mon côté j'ai continué ma route vers El Calafate parce que je voulais vraiment aller voir le glacier Perito Moreno. C'était un peu stratégique mais j'ai été obligé de camper proche de l'entrée du parc et de m'y introduire très tôt le matin pour éviter les contrôles. Je suis revenu ensuite à El Calafate, où j'ai refait des provisions, avant de reprendre la route pour El Chalten, où se trouve le célèbre mont Fitz Roy. La première moitié de la route s'est déroulée sans encombre, mais les derniers 90 km ont été vraiment éprouvants. Au bord du Lago Viedma, direction plein Ouest, ça m'a pris 15 h avec 60-80 km/h de vent de face pour rejoindre El Chalten.  
Cependant c'est sur cette route que j'ai rencontré Franco, qui était dans la même galère que moi et avec qui j'ai finalement passé Noël au camping Casa de Ciclista. Ça m'a fait du bien de retrouver des montagnes et de la nature diverse après pas mal de kilomètres de Pampa.

 
  Carretera Austral (de Villa O'Higgins à Puerto Montt) - J'ai quitté El Chalten la tête pleine de souvenirs, après y avoir passé 3 jours magnifiques. Après une bonne longue marche autour du Lago del Desierto et 2 jours à attendre un ferry à Candelario Mancilla, je suis arrivé à Villa O'Higgins tout juste pour le Nouvel An. Après avoir fêté avec les locaux dans la salle de fêtes et dans une tenue appropriée (claquettes et chaussettes), j'ai pris la route pour Puerto Montt. Je me suis retrouvé alors dans une infinité de vallées, de lacs et de rivières toutes plus belles les unes que les autres. Ici le vent n'était plus un supplice et j'ai même troqué mon vélo pour un kayak le temps d'un après-midi, histoire de visiter la cathédrale de Marbre. C'est après presque 500 km que j'ai finalement retrouvé le bitume et que j'ai arrêté de manger de la poussière :).
 
Dans les alentours de Coyhaique j'ai rencontré Simon et Eva, un couple de Français avec qui j'ai passé presque une semaine à pédaler et à chercher toujours le meilleur spot pour pêcher. J'ai aussi rencontré Brian, un Chillien local qui m'a gentiment invité chez lui à Puerto Montt. Entre mer et montagne, forêt humide, presque tropicale ou presque desertique, volcans et plaines, c'est un peu plus de deux semaines qui sont passées en un claquement de doigt. Je comprends maintenant pourquoi autant de cyclistes et voyageurs de toutes sortes viennent du monde entier pour faire cette route. Et je remercie aussi de tout coeur Bernardo, un chauffeur de camion qui m'a aidé à prendre le ferry entre Caleta Gonzalo et Hornopiren sans devoir m'acquitter de la taxe de passage.

 
De Puerto Montt à Concepción - J'ai été gâté par les rencontres durant mon voyage: à Puerto Montt j'ai été gentiment hébergé par Brian, un type de mon âge que j'avais rencontré à Coyhaique. Il m'avait directement proposé de passer quelques jours chez lui à Puerto Montt chose qui est difficile à refuser. c'était l'occasion pour moi de faire la première grande réparation sur mon vélo. J'ai dû changer la jante arrière qui s'était fissurée à El Calafate déjà mais qui avait tout de même enduré toute la Carretera Austral. Depuis Puerto Montt j'ai décidé de continuer ma route sur la côte Pacifique en passant par Valdivia et me dirigeant vers Concepción à travers plein de petites villes côtières où le temps semble avancer au rythme des marées et où les gens semblent avoir oublié le stress du quotidien.  
J'ai été gâté par d'innombrables couchers de soleil et un climat maritime qui donnait vraiment un air de vacances à mon voyage. J'ai tout de même fait une petite escale à Temuco, où j'ai pu en apprendre un peu plus sur les Mapouches, peuple autochtone.

 
  De Concepción à Santiago - En arrivant à Concepción, je me suis rappelé que j'avais rencontré Patricia, où Pati, à Hornopirén; on avait parlé juste 10 minutes mais elle m'avait dit que si je passais par Concepción, elle pouvait me donner un coup de main si j'avais besoin de quelque chose. Je n'ai donc pas hésité à la contacter et elle m'a gentiment propos&eaute; de venir chez elle pour partager un repas avec sa famille. Finalement ils m'ont invité à passer la nuit et une nuit s'est transformée en une semaine :), à partager des anecdotes, boire des verres et bien manger. On a même fait un roadtrip vers Arauco: c'était comme s'ils m'avaient adopté. Les adieux ont été difficiles. Sa maman, Gigi. ma donné le contact de son meilleur ami Alvaro à Pichilemu, une fois que je lui avais fait part de mon rêve de faire du surf.
 
Je me suis donc dirigé à Pichilemu. où j'ai été accueilli par Alvaro et Maria dans leur incroyable maison en bord de mer. J'ai finalement passé quatre jours à faire du surf deux fois par jour dans un des endroits les plus connus au monde dans cette discipline! De là, j'ai continué ma route vers Santiago en faisant un dernier stretch sur la côte jusqu'à La Vega de Pupuya, où ce sont les amis d'Alvaro, Matia, Zu et leur deux filles qui m'ont accueilli. Je n'arrive pas à croire que j'ai fait autant de rencontres avec des gens si géniaux en aussi peu de temps et de manière aussi inattendue. Depuis là j'ai finalement fait les derniers 200 km qui me séparaient de Santiago. Et est alors arrivée la chaleur et un climat un peu plus aride, mais dans un paysage absolument magnifique avec les grandes montagnes de la fameuse Cordillère qui entourent toute la ville.

 
   
   
 
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